Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 15:29

CR Brive 2011 de Papy13

Messagede Papy13 le Ven 29 Avr 2011 23:12

Compte rendu des 24 heures de Brive 2011 par PAPY13 alias momoVH3

:chinois: Normalement il était déraisonnable que je m’aligne sur ce 24 heures car je n’ai pratiquement pas pu m’entrainer normalement depuis plus de 3 mois suite à divers problèmes. J’ai toute fois fait 2 semaines avec un seul entrainement de 4h et 4h30 à 8,2 kmh.
Seulement voilà, il y a le coté sportif et il y a le côté humain, et de ce côté-là, la chaleur qui règne sur un 24 heures avec tous les copains et copines :smack: du forum et autre, le choix est vite fait, d’autant plus que je voudrais également tester mon nouveau laçage de chaussures par rapport à mes 3 névromes de Morton :boulet: qui jusqu’à présent ont réduit à néant au bout de 2 à 3 heures d’effort toutes mes tentatives sur de l’ultra.

Me voilà donc ce samedi 23 avril à 7h05 dans le train qui m’emmène vers Brive avec pour objectif en dehors de faire la fête avec mes très chers amis du circuit , de réaliser entre 100 kms et une utopiste marque à 130 kms.

Arrivée à Brive vers 15 heures, je fais halte à mon hôtel en descendant de la gare , qui se situe juste avant d’entrer dans la vieille ville. L’hôtel Montauban, ancien et de tenue moyenne, mais pas de bêtes avec un personnel très sympa. Je dépose mes affaires et rejoint le circuit situé pas loin de là.
Les bénévoles et les membres de l’organisation sont affairés à leur tâche, mais on voit qu’ils sont bien rôdés et chacun sait ce qu’il doit faire, car tout prend forme assez rapidement. Ca ne court pas dans tous les sens, mais ils oeuvrent efficacement chacun dans le domaine qui lui a été attribué :maitre: :maitre: .
²Jean Pierre (Devegan arrive), et très organisé il commence à marquer les tables pour les memebres du forum. Petit à petit les participants arrivent. Phill et Véro, Coco et Jo, Chantal et 20 100 , Pascal, Sandra et les filles, daniel Terranova et son épouse , Droopy et sa fille, Cédric , jjboy45 et sa copine,
Claude et son épouse qui seront présents durant toute l’épreuve pour assurer le reportage et les photos de jour comme de nuit ( MERCI), Cloclo, Tonio… :smack: :smack: :smack: . Excusez moi si j’ai oublié quelqu’un.

Après une petite bière :trinque: ,nous nous sommes tous retrouvés à table pour la pasta, dans la bonne humeur :pompom: , et cerise sur le gateau, nous avons fêté l’anniversaire de 20 10 avec un beau et bon gâteau préparé par Chantal :maitre: (aussi bonne cuisinière que coureuse. Elle a vraiment toutes les qualité. Comme le dirait G.Brassens « dans Chantal il n’y a rien à jeter »). BON ANNIVERSAIRE 20 100 :smack: . Ensuite nous sommes allés reconnaître le circuit avant de regagner chacun notre hôtel.

Rien qu’avec cette soirée, j’ai déjà amorti mon déplacement tant je suis heureux de vous avoir revus.

Rentré à l’hôtel, j’ai assisté à la victoire de l’OM sur Montpellier, puis j’ai essayé de dormir. Disons que j’ai dormi 2 heures, non pas par le stress car pour moi il n’y avait aucun enjeu, mais du fait que ce n’était pas mon lit. :pleurer:

Debout à 06h30, douche, préparation du matériel et me voilà parti vers le circuit où je retrouve petit à petit tout le monde. Pas de petit déjeuner pour éviter une hypo réactive 20 mn après le départt. On discute, chacun se prépare. Un verre d’eau, puis le séance photo collective et ensuite ADDM seuls. J’ai énormément mal au ventre avec plein de gaz.

Le speaker annonce le départ imminent. Une minute de silence en mémoire du président décédé en 2010 juste avant les Championats du monde. Son épouse a été omni présente pour communier avec lui et lui rendre hommage durant toute l’épreuve. Très émouvant.

Je me mets à la fin , avec Cloclo pour ne gêner personne au départ, car je n’ai pas l’intensstion de courir très vite.
10h tapantes, le départ est donné . Ca y est, le grand cirque est commencé. Je sors de la salle et je vois les premiers qui sont déjà en face. Nous sommes 136 au départ . Je file mon petit train tranquille au début entre 110 et 115 pulsations. Celles -ci vont vite grimper pour atteindre 140 pulsations au bout de quelques heures à cause de la chaleur, et m'obligera à marcher dans les parties trop ensoleillées. Je marche dans la petite bute située en haut du circuit à tous les tours. A chaque tour je me ravitaille en eau, et avec un aliment que je varie. Le mal au ventre est toujours présent, mais atténué. Tout se passe bien.
A mon grand étonnement je maintiens une bonne moyenne générale pendant 11 heures.
1ere heure: 8,92 kmh - 2eme h: 8,66 kmh - 3eme h: 8,71 kmh - 4eme h :8,73 kmh - 5emeh : 8,72 kmh . Depuis le 3eme heure, je marche sur la partie ensoleillée (parking) et je cours sur les parties ombragées, et ce, tant que la chaleur est trop forte, soit jusqu’à la 9eme heure.
6eme h :8,55 kmh - 7eme h: 8,33 kmh - 8eme h: 8,23 kmh - 9eme h: 8,16 kmh - 10eme h: 7,83 kmh - 11eme h: 7,85 kmh - 12eme h : 7,48 kmh. Je suis obligé de beaucoup marcher car mes adducteurs me font énormément souffrir, et je passe 20 mn chez les kynés. Ensuite, je marche jusqu’à la fin de la 13 eme heure où je décide d’aller m’allonger car mes adducteurs sont HS et me font énormément souffrir.
Il fait froid, il y a du bruit et je n’arrive pas à dormir. Je reste allongé jusqu’à 05h30 du matin. Là, je décide de revenir sur le circuit. Je n’ai curieusement plus mal du tout aux adducteurs. Je cours et je double énormément de coureurs car presque tout le monde marche. Je cours ainsi 1h30 mn à 8 kmh.
Ayant faim, je prends un café avec du pain recouvert de miel. 20 mn plus tard, hypoglycémie réactive qui m’oblige à marcher. Je marcherai jusqu’à 10 mn de la fin ou je me remettrai en mode course.
Total 125,8..kms. Contrat rempli. Je n’ai pas eu mal aux pieds (Merci la Bonne Mère).
Des moments d’émotion en voyant les concurants qui malgré la souffrance continuaient tout de même leur effort. Jean Pierre (Devegan) ne lachant pas une seconde. Chantal ,dans le très dur avec toujours son sourire qui s’est battue comme une Lionne. Pascal qui après un très gros coup de moins bien est reparti avec Jean Pierre comme si il commençait son 24 heure. Phill, toujours concentré qui se battait contre lui-même. Sylvie Puech qui tournait comme une horloge. Tonio, tentôt là, tento sur son ordinateur. Claude et son épouse toujours au poste soit avec l’appareil photo, soit sur son PC.
Sandra toujours souriante également qui nous a mitraillé avec son appareil photo. Daniel, souvent allongé sur son pullman. Droopy souvent sur sa chaise également. Coco qui m’a soufflée en ne s’arrêtant pratiquement jamais. Elles sont dures à la souffrance nos copines ADDM. J’en oublie beaucoup, mais je remercie tous les participants (coureurs , bénévoles et organisateurs) qui m’ont soutenu tout le long de cette journée.
Lorsque le coup de feu final a retenti, c’est presque avec regrêts que je me suis arrêté, car il annonçait le début de la fin de la fête.

Un petit tour pour saluer les organisateurs et les participants ainsi que les accompagnateurs et ensuite direction la douche.

Gros moments d’émotion pour la remise des prix. J’ai des larmes qui ont coulé (que voulez vous, je suis très sensible)..

La fête est finie, le chapiteau est déjà partiellement démonté. Je prends le chemin du retour, le cœur lourd d’avoir à abandonner tous mes amis. A 21 heures je serai à Marseille.

Bilan: au 7eme ciel avec des amis. Le parc de Brive a été pour moi le « jardin d’Eden »
- sportif: très heureux d’avoir pu tenir 11 h d’affilée.
-névromes de Morton: ils ont du partir à Rome avec les cloches, et ils ne sont pas revenus. Ouf! Un peu mal à 1 doigt à chaque pied, mais pas d’ampoule. Les adducteurs vont mieux.

Vivement le prochain 24 h (peynier).DSC_0157_-1600x1200-.jpg
Par momoquisaccroche
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Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 15:12

CR des 24 heures de Peynier 2011

Messagede Papy13 le Jeu 2 Juin 2011 10:10

24 Heures de Peynier -28 et 29 mai 2011

Déçu de ma prestation à Brive, où je n’ai parcouru que 125 kms car j’ai du m’arrêter 7 heures, j’ai décidé de préparer les 24 heures d’Aulnat qui se couront le 11-12 novembre 2011, mais pour être bien dans ma tête, il me faut pouvoir tenir un 24 h en entier sans repos.
J’ai donc décidé de tenter l’expérience aux 24 heures de Peynier avec pour seul objectif de rester le plus longtemps possible sur le circuit, et également de rencontrer les coureurs de la « familliau » et les autres participants, et aussi pour me baigner dans cette ambiance très bon enfant qui règne dans ce 24 heure où la convivialité est prioritaire sur tout.
A Peynier, le circuit n’est pas plat sauf autour du terrain de foot. La portion dans la pinède avec une vue magnifique sur le massif de la Ste Victoire est plus gondolée et ressemble plutôt à un circuit cross . Le comptage des tours se fait grâce à des bénévoles très chaleureux qui vous encouragent et vous donnent votre nombre de tour à chaque passage. Merci à vous tous. Tous les secours sont sur place et le ravito est abondant avec des bénévoles toujours disponibles. Le tout, synchronisé de main de maître par Domi qui est la tête meneuse de l’organisation. MERCI Domi. De plus Domi fêtait ses 50 ans. BON ANNIVERSAIRE Domi.

Le départ ayant lieu le samedi matin à 11h, jusqu’au dimanche matin 11 h, je ne suis arrivé à Peynier que vers 09h du matin le samedi. Le temps de récupérer le dossard, mettre ma chaise et me préparer, en faisant un peu la causette à gauche et à droite, que les 11h étaient presque là. Petit speach de Domi, et nous voilà derrière la ligne de départ.
Vu mon objectif (tenir le plus longtemps possible) et la chaleur qui s’annonçait, je décide de partir très lentement, en marchant dans les côtes. Déjà ma tactique venait de changer car avant le départ, je voulais marcher toute la journée et courir la nuit pour éviter au maxi le coup de chaleur. Mais, le départ donné, l’ambiance, la facilité ont déplacé ma raison, et me voilà parti en trottinant. Je marche les petites côtes, et je cours dans les parties côtes légères, plat et descentes. Je me ravitaille à tous les tours (1000 m). Un coup de l’eau, un coup du fructose. D’entrée, je n’arrive pas à manger du solide et j’ai le ventre qui me fait mal. Je suis obligé de restreindre mes quantités d’eau car mon estomac se charge, mais ne distille pas assez vite. La chaleur augmente. Je passe aux 6 heures avec 49,5 kms au compteur, et me situe vers la 7eme place. Mes jambes sont faciles, mais je sens que du côté de l’énergie, ça ne va pas très bien. J’essaie d’adopter la solution de Chantal, c’est-à-dire de manger des tubes de compote. Un tour sur deux je consomme un tube. Apparement je ne suis pas le seul car au bout d’une dizaine de tours, il n’y a plus de compote. Je me mets à avoir la chair de poule , alors qu’il fait une chaleur très forte. C’est un coup de chaleur. Du à la déshydratation.. Je me mets à marcher en mettant un tricot manche longue pour retrouver un peu de chaleur . Je continue comme cela jusqu’à la 12eme heure. Je passe 1 heure chez les hostéo pour essayer de me débloquer le ventre. Je sors, il est minuit. J’arrive à manger un peu des pâtes. Je continue de marcher 30 mn, mais j’ai froid, malgré que je me sois couvert. Je décide de m’arrêter et d’aller me coucher chez moi à Marseille. J’ai 90 kms au compteur.
Le dimanche matin, je retourne à Peynier pour finir et je marche 40 mn en jean, ce qui porte ma marque à 94 kms.
11 h arrivent. C’est fini.
J’ai rencontré beaucoup d’ami ( e )(s). J’ai passé un week end plein d’émotions .Merci à Cloclo d'avoir fai quelques tours avec moi :smack: .
Franck est très impressionant. Il a surtout marché, mais il marche très vite et semble ne pas fatiguer. :maitre:
Côté perf, je suis très déçu car je ne suis resté sur le circuit que 13 heures. Mes doutes sont entiers. :boom:
Peut être ne suis-je pas fait pour courir un 24 heures? :pleurer:
Sur que je n’étais pas assez entrainé :cartonR:
Problèmes gastriques et coup de chaleur. :oops:
Très dur de voir où ça n’a pas marché. :boom:
Je vais maintenant tout reprendre à zéro après une période de récup :mexicain: et essayer de repartir sur de nouvelles bases afin de préparer à fond Aulnat
Par momoquisaccroche
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Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 14:31

10-kms-de-Castillon-2011-le-chrono-n-a-ete-arrete-qu-ap.PNGVenant de participer avec peu de succès aux 24 heures de Brives (125 kms seulement) et aux 24 heures de Peynier il y a 3 semaines (94 kms seulement). Mes arrêts étant causés soit sur faiblesse musculaire (adducteurs) soit par un coup de chaleur qui m'a bloqué l'estomac, rendant toute alimentation pratiquement impossible, je me suis mis depuis 2 semaines à recourir un peu plus vite car j'ai perdu dans les préparations beaucoup de vitesse, malgré que je ne me soit presque pas entrainé. Enfin, bref, je n'avais plus aucun niveau en course à pied. donc depuis 15 jours, je me réentraine en essayant d'améliorer à la fois mon fond et ma vitesse de course. je n'ai pas encore attaqué le fractionné car je n'ai pas encore la condition pour, mais j'essaie lorsque je me sens d'allonger un peu sur des durées de plusieurs minutes. Au bout de 2 semaines, j'ai voulu voir un peu où j'en étais sur un 10 kms. A voir mon niveau, je pensais entre 48mn et 50 mn. les 10 kms de castillon ayant lieu ce dimanche, j'ai décidé d'y aller pour voir les copains, et pour avoir une idée de mon niveau du moment que je sais très bas. Il fait beau, avec du Mistral par rafales par moments. je rencontre des amis que je n'avais pas vu depuis un moment. A mon grand plaisir, je revois Pierre , très affuté qui vient s'aligner. chez lui, on voit que tous les détails comptent. Un vrai professionnel. Les copains de mon club de Septèmes. La famille Somano avec remy, le fils en catégorie cadet qui performe à son âge. A suivre, à suivre. petit échauffement de 20 mn avec 2 petites accélérations de 30 m pour m'activer un peu, et je m'aligne dans le paquet de départ. Attention, il faut faire très attention car le départ s'effectue dans le camping de la Mérindole, et il y a 2 petits dos d'ane entre le départ et la sortie du camping. pour les tout premiers, pas de problème, mais pour les sivants, en paquets, c'est un risque de s'allonger au sol. Au bout de 150 m, à la sortie du camping, je suis déja très loin. On tourne à gauche et une bonne côte de 150 m nous attend. j'essaie de ne pas me mettre d'entrée dans le rouge, et je la monte à 12,5 kmh ensuite, petite redescente , rond point à droite et on attaque en faux plat montant, avec au bout une côte plus pentue notre aller vers le plateau. Sur le plateau le vent est assez fort, et rend les efforts pénibles, sans aller trop vite (autour de 13,2 kmh). A cette vitesse, je souffre pas mal car j'ai les voies ORL engorgées depuis le matin par des glaires, et la respiration est difficile. Côté jambes, ça va à peu près. Je snes que les 4,5 kgs que j'ai en trop se font sentir car je n'ai pas d'impression de légèreté. passage dans le sous bois, tortueux dans le sable et les racines, mais agréable. Arrivé à la boucle de retour, ouf, plus que 5 kms dans un chemin sabloneux en faux plat légèrement montant, mais à l'ombre car il commence à faire assez chaud peu avant 10 heures. Plus personne ne me double et je commence à revenir sur un petit groupe qui était 150 m devant moi. dans la descente, je suis autour de 14,4 kmh (polar 625 X). J'arrive à la petite bute avant la descente vers le camping. Tout va bien. je termine assez facile et finalement pas fatigué en 46mn16s. Ma fréquence cardiaque maxi s'est située autour de 158 pulsations, soit  90 % de ma Fcm. Donc, je n'ai pas pu atteindre par manque d'entrainement ma fréquence sur 10 kms. En principe,j'approche sur ce gebre d'épreuve les 170 à 173 pulsations. Ma puissance ne me permet pas actuellement de monter à ces fréquences là. A voir dans 2 mois où j'en serai.

Beau podium pour Pierre qui finit 12 eme au scrach et 1er VH2. Podium aussi pour son copain d'entrainement qui fait 5 eme scrash. Beau podium pour Rémy Somano cadet qui termine 10 eme en 37mn... et 1er cadet.

Pour ma part, je finis 4eme en VH3, à 3 mn du 1er et à moins de 30 s du 3eme. Bon, ça n'à pas d'importance, ce n'est que partie remise car je sais, et je sens que mon organisme est en forme. Il faut laisser du temps et revenir tranquillement. je pense qu'en septembre, ceux qui étaient devant moi en VH3 ont de fortes chances de se retrouver derrière. A confirmer.

Par momoquisaccroche
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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /Sep /2009 00:05
Ce 100 kms n'était pas prévu cette année, suite à une hépatite E contractée début aout 2009 qui m'a épuisé. les jours passant, les forces revenant petit à petit et l'appel de Millau étant si GRAND, je décide le 7 septembre de faire un test de 2h30 pour voir. Le test se passe à peu près bien, et comme il reste 3 semaines avant Millau, je décide d'envoyer mon inscription pour participer, du moins à l'ambiance et peut être jusqu'au marathon. Pour le 100 kms, je déciderai en passant au marathon, vu que je n'ai aucun entrainement si ce n'est mes acquis, ,bien amoindris par la maladie.

CR du 100 kms complet

Après la récupération des 24 heures de Brives, vu que mes névromes de Morton me faisaient beaucoup souffrir, et vu qu'en janvier 2010 je passe dans la catégorie 65 ans, je décide de revenir sur du demi fond 1500 m au 5000 m pour tenter ma chance aux championats d'Europe piste vétérans.
Donc juin et juillet se passent avec 3 entrainements semaine de 40mn à 50 mn, surtout basés sur de la VMA courte afin de reprendre un peu de vitesse. Le 26 juillet, j'arrive à courir le 400 m en 1mn17s. Je sens la forme revenir.
Le lendemain après -midi, plus d'énergie, de la montée de température, des frissons. Bon, voilà que j'ai du attrapper la grippe du moment H1....!
Très mauvaise nuit. Je vais au docteur, qui cherche , qui m'adresse aux maladies infectieuses à l'hopital. Le verdict tombe 3 semaines après: hépatite de type E. Très rare (environ 50 cas en France en 2008 dont des décès). Aucun traitement. Il va falloir que ça revienne tout seul. Durée environ 6 mois. Entretemps, je me suis énormément affaibli. J'ai perdu 4 kgs et je n'ai plus d'énergie. Je ne peux rien porter et je n'arrive pas à faire 1 km en marchant doucement. Pas question de m'entrainer. Interdit.Fin aout, je décide tout de même d'essayer de trottiner lentement. 1ere sortie 10mn à 6 à l'heure. Je suis vidé. Je n'ai plus de jambes. Elles sont lourdes avec plein de picotements. Je n'ai plus de poussées de fièvre et l'appétit revient un peu. 3 jours après, je décide de remettre ça en ajoutant 5 mn. Et ainsi de suite. Bon, pour moi, pour le moment avec de telles jambes, je ne peux pas courir vite. Je continue de regarder les forums, et les copains du site de Bruno commencent à parler de Millau. Sur le coup, je ne réagis pas car je ne l'avais pas prévu, et puis, comme à une fille à qui on a dit qu'elle était belle, ça commence à me trotiner dans la tête, mais physiquement, inutile d'y penser car j'ai du mal à courir 50 mn à petite vitesse vers le 1er septembre. Le 7 septembre, je décide de faire 2h30 en alternant course et marche. Après beaucoup d'effort j'y arrive, mais je suis totalement HS. Je me dis: bon, on est à 3 semaines de Millau, j'envoie mon inscription. Je serai au moins la-bas avec les copines et les copains. Ca me changera un peu d'air. Si il le faut, je m'arrêterai au semi marathon.
Le dimanche suivant, je voulais tenter 3 h, mais épuisé je n'ai pu courir qu'une 1 heure. Je n'avais pas récupéré, bien que je n'ai pas couru la semaine.L'avant dernière semaine, j'ai fait 2 footings d'1heure et la dernière semaine rien du tout.

Le vendredi 25 septembre à 14 heures, je prends la route pour Millau où j'arrive vers les 17h45. Je vais vite réserver ma place dans le boulodrome, et ensuite somme. On discute un peu, je récupère mon dossard, on se boit 2 bières. Je savoure l'ambiance qui m'a attiré à Millau comme une mouche sur du miel. Je suis déja entièrement comblé d'être parmi tous mes amis de la cap. Pasta partie et présentation individuelle de toutes et tous les meneurs d'allure, et ensuite direction le dortoir car demain ça va être très dur.

A 05h00 du matin, le dortoir commence à s'agiter. J'ai bien le temps de me lever, mais impossible de dormir. Vers 06h30, je me lève, vais faire ma toilette et ensuite petit déjeuner au gymnase très copieux. Les coureurs arrivent. On discute. Vient l'heure d'enfiler ma tenue. Je vais à la voiture, ouvre mon sac de sport. Horreur, ma tenue n'est pas dans le sac. Pourtant, je l'avais bien préparé avec le tricot cycliste à poches contenant déja du doliprane en cas de douleurs aux pieds. Pas de short. J'avais préparé à part un sac pour Ste Afrique avec un collant au cas ou il fasse froid en soirée. J'enfile donc le collant option hiver et le tee shirt offert par l'organisation. Je risque d'avoir chaud, mais comme mes chances d'aller loin sont infimes, ce n'est pas trop grâve. Je pointe mon dossard et en compagnie de Cloclo, nous voilà partis vers le bas du parc pour la procession derrière la fanfare jusqu'à la rue Carnot où est donné le départ. Nous sommes largement dans le dernier tiers des concurents. Les applaudissements et le départ est donné. Avec Cloclo on passera 2 mn après sous la banderolle de départ. Je me faufile au milieu des marcheurs avec ma bouteille d'eau à la main et finalement au bout de quelques centaines de mètres, je peux courir sur les trottoirs pour éviter le barrage des coureurs .Passage au 5 kms (à ma montre déclenchée au portique) en 28'30". Ravitaillement d' AGUESSAC Coca cola,je remplis ma bouteille avec de la boisson énergétique. Je prends 2 tubes de gel énergétique que je glisse sous la casquette. Tout vdirection le gymnase où je retrouve tous les copins et copines Chantal, Bruno, Vincent, Jean Claude non voyant qui est meneur d'allure 14 h avec Chantal, Phil, Bibi, Manu, la Molo team, Bernard,.......
Toute la bande des divers forums en a bien , je me sens bien, je rencontre Cagouille et PAT. Ensuite, vers le 7 ou 8eme km, je rejoins le groupe 11h en Cyrano 14/1 enmené par Stéphane. Je décide de rester avec eux le plus longtemps possible. passage au 10 kms en 56'09 et j'absorbe un gel. RIVIERE SUR TARN je sens que je commence à faiblir car sur les parties marchées, je n'arrive pas à suivre. Il me faut trottiner pour revenir. Passage aux 15 kms à BOYNE en 1h26'05".Je remplis à nouveau ma bouteille de 50 cl avec de l'eau plate et je mange un abricot sec. Un arrêt pipi m'oblige à faire une longue poursuite pour rentrer sur le groupe. Je sens que je ne pourrai pas suivre le groupe longtemps, et pourtant, on ne va pas vite, mais mes jambes ne répondent pas. Passage aux 20 kms en 1h55'02. J'ai tendance à me retrouver laché. Le ROZIER (21kms), je suis à la traîne. La côte de Pierreleau va être marchée. J'en profiterai pour revenir. Je me ravitaille bien et prends un gel avec beaucoup d'eau. Semi en 2h27'49". Je ne peux plus suivre le groupetto des 11h. Je vais devoir gérer tout seul le plus longtemps possible. J'alterne marche et course sur du 9/1, mais je suis très lent. Normalement je marche autour de 7 kmh. Là, j'en suis à 5 kmh. 30 eme km LA CRESSE en 3 heures. Gros ravitaillement avec pâté , coca et remplissage de la bouteille. Je consomme 50 cl aux 5 kms tellement il fait chaud, et encore je ne vais pas vite. Je suis cuit . Je me fixe pour objectif d'aller jusqu'à PAULHE au 35 eme km que je passe en 3h35' . Il fait très chaud. Je bois beaucoup et fais des arrêts pipi assez fréquents . Objectif suivant rejoindre Millau où je pense m'arrêter car je suis totalement vidé. J'alterne la course et la marche. Marathon en 4h22'20" à ma montre. J'arrive au gymnase, et là, au lieu de m'arrêter, je me ravitaille, fais pointer mon dossard et je repars en marchant dans le parc de la Victoire. Qu'est ce qui ma pris. Mon corps voulait s'arrêter, mais ma tête n'a pas voulu. Dans quelle galère je me suis mis. Je marche , lentement, mais je ne peux pas aller plus vite.
A ce rythme là, avec les arrêts j'en ai encore au moins pour 11 à 12h . Je me ravitaille bien à CRESSEIL car je sais que jusqu'à ST GEORGE DE LUZENCON ça va être très dur. Passage aux 45eme km en 4h47'46". 25' pour faire 2,8 kms en ayant un peu couru. Direction Cressel et sa terrible côte. Je rejoins un copain de St Victoret ALVAREZ Hervé qui comme l'année dernière, au même endroit a des problèmes gastriques qui l'empèchent de s'alimenter. Il va être contraint à l'abandon au 60 eme malgré toute l'énergie qu'il a mis pour continuer. J'attaque la côte de CRESSEL qui mène sous le viaduc. On passe de 360m à 500 m de dénivelé en moins de 2 kms. Je marche péniblement. Les autres coureurs qui passen t en marchant me laissent sur place. On dirait une limace qui avance. Deux jeunes femmes me doublent et je leur lance:"vous voyez, à mon âge, même les filles qui marchent je n'arrive pas à les rattrapper". Gros sourire, et me voilà de nouveau seul. J'abandonne à coup sur à ST Georges de Luzençon. Au 50eme en 5h44 ', je trottine un peu pour faire le beau pour la photo. Sitôt l'appareil passé, je me remets à marcher. Je cherche un rocher pour m'asseoir. Ils sont déja tous pris. Il n'y a pas que moi qui suis au bout du rouleau.
J'arrive un peu à courir dans la 2eme partie de la descente, où je double pas mal de coureurs. Arrivé à St George de Luzençon, je mange, je bois de la bière, de l'eau et je m'asseois . Je ferme les yeux et me laisse aller quelques minutes. Pas mal de coureurs attendent la navette pour rentrer. Sylvie PUECH est contrainte à l'abandon à cause de sa hanche. Je me lève, et me voilà reparti dans la partie que j'aime le moins entre St George et St ROME DE CERNON. J'alterne la course et la marche. Le plus souvent la marche. Les jambes, les cuisses et le dos me font beaucoup souffrir. Le premier arrive précédé de la voiture officielle . Bibi passe en 4 eme position, toute fraiche et souriante. Un peu plus loin, c'est Anne Cécile qui passe en discutant,. Pour l'instant mes pieds se font oublier et c'est tant mieux, ou alors, vu que je m'occupe du reste du corps, je ne me rends pas compte de leur état. Il faut que je sois très prudent pour ne pas dépasser certaines limites qui ensuite laisseraient beaucoup trop de traces de fatigue, car la grippe est là et n'attend qu'à frapper les affaiblis. Passage au 55 eme en 6h29'29.
Arrivé à ST ROME DE CERNON 60eme km en 7h19' où je croise Phil 84 meneur 9 h qui semble frais en compagnie d'un coureur. . Là, je fais une grosse erreur. Mon estomac ne peut rien absorber, je décide de ne pas m'arrêter et j'oublis donc de remplir ma bouteille qui n'est qu'à demi (25cl). J'attaque la côte de TIERGUE que je vais gravir en marchant de plus en plus lentement. Cloclo me rejoint au milieu, un petit bonjour et il me laisse sur place. Je m'épuise, me traine dans les derniers lacets. Je n'ai plus d'eau. Je cherche pour m'asseoir, mais en dehors de la route il n'y a rien. Je continue. Sur le haut où c'est presque plat, je vois un petit muret en face d'une maison. Il est déja occupé. Sur la partie descendante vers le ravito, j'essaie un peu de courir. Je rencontre Rolland Vuillemenot qui marche car il a des crampes. Je me remets à alterner marche -course car je vois le salut qui est un peu plus bas avec les tentes du ravito et des podologues. J'arrive, je prends une bière bien fraiche et je vais m'asseoir sur une chaise sous la tente de soins. Je me repose quelques minutes, demande un massage des jambes, mais ce sont des podologues. Il me faudra attendre Ste Afrique pour cela. Je retourne au ravito et reprends de la bière, de la soupe, du miel, un sandwich pâté et un jambon, et me voilà reparti chargé en marchant et mangeant dans la descente vers Ste Afrique. J'ai également fait le plein de Périer .65eme km en 8h13'. Dans la descente, je rencontre beaucoup de copains du forum, des meneurs d'allure qui m'encouragent. J'ai repris la course et je descend même assez bien. Barbie remonte suivie de son mari.Il commence à faire plus frais. Je me sens mieux. Je ne pense plus à abandonner à Ste Afrique. Je suis là. J'irai jusqu'au bout. Cagouille remonte alors que je ne suis pas loin du 70 eme km passé en 8h59'. J'arrive au ravito de Ste Afrique. Je prends ma frontale, un Kway, m'alimente soupe, bière ,miel, sandwich jambon et pâté et me voilà reparti les mains pleines. Je marche jusqu'à la côte tout en mangeant. Ensuite, je cours dans la remontée vers Tiergue 200 m et je marche 70m, jusqu'au sommet.Je croise Chantal , Vincent et le groupe 14h encore bien étoffé. On se fait la bise.Passage 75 eme en 9h48'. Je rencontre Cloclo qui me dit:" tu es bien revenu". Je dois me faire soigner une ampoule au pied qui est sortie dans la descente et qui me fait mal sur le côté intérieur du pouce pied droit. j'attends mon tour et une jeune podologue s'occupe de mon problème. Merci à elle et à tous les bénévoles et organisateur qui nous permettent par leur dévouement de pouvoir nous retrouver dans cette journée spéciale mais combien riche. Ravito bière, soupe, miel, sandwich pâté et me voilà reparti vers la descente de Tiergue où j'alterne marche et course. Il fait nuit. J'en profite pour appeler ma femme et mes enfants pour les rassurer car ils n'étaient pas trop chauds pour que je participe dans mon état de délabrement avancé.
Passage aux 80kms en 10h36mn. Bon, sauf incident je devrais être à moins de 14h30mn. Ravitaillement à St Rome de Cernon bière, soupe, miel, sandwichs et bouteille de périer. Je ne m'attarde pas et je repars. Je mange et ensuite, sur les 7 kms qui séparent St Rome de StGeorge, je marche 2 poteaux de signalisation et je cours 6 poteaux et ce jusqu'à St George. Je remonte pas mal de monde et passe aux 85 eme en 11h29'. Arrêt ravito a ST George bière, soupe, miel et je repars en alternant toujours les bornes. dans la côte du viaduc, je marche 2 bornes et je cours 4 bornes dans la partie la plus pentue, ensuite 2 bornes et 6 bornes. Je rattrappe encore pas mal de monde. Je suis assez bien.¨Passage aux 90 eme en 12h08'. Voilà les lumières du viaduc. Qu'il est beau dans la nuit. Arrivé au sommet, je surplombe Millau. Plus rien ne peut m'arriver. Depuis St Afrique, je sais que j'irai au bout. La descente, 2 bornes 6 bornes jusqu'au bas. Ensuite je marche sur la petite remontée qui mène à Creissel et recours dans la descente. 95 eme en 12h47mn. Au ravito de Creissel je retrouve Hervé Alvarez qui attend un copain pour l'encourager. Bière, miel et me voilà parti.96,97,98 maintenant je vais courir jusqu'à l'arrivée. L'entrée du parc de la Victoire. Je gravis l'allée montante sous les platanes, très encouragé (MERCI à vous). J'enlève mon Kway, je pénètre dans le gymnase. Ca y est , je l'ai bouclé. Je ne suis pas mort, fatigué sans plus (c'est bizzare) 13h30mn à mon chrono. 13h31mn.. officiels. Je n'ai pas été gèné par mes névromes. certainement du fait que je n'ai pas fait de préparation et donc ils n'étaient pas irritésJ e recois mon cadeau et mon certificat. je retrouve mes amis qui me félicitent. J'attends la meneuse 14h (Chantal) qui se pointe pile poil à 13h59mn en compagnie de Vincent et de son oncle qui étaient suiveurs.
Douche et repas campagnard. Ensuite, dodo jusqu'au dimanche 08h où j'ai repris la route, quitant Millau à regret.

J'ai voulu faire une expérience, en dehors du fait de me retrouver au milieu de tous.
Je pense que n'importe quel marathonien aguéri peut terminer un 100 kms si il sait un peu serrer les dents.


Par momoquisaccroche
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Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /Août /2009 21:57

100 Kms de Millau 2006

Ayant décidé un peu tardivement (mi juillet) de participer à mon 1er 100 bornes, j'ai récupéré sur le forum de Bruno Heubi un plan d'entrainement sur 8 semaines.

Le problème est qu'à cette période là, il fait très chaud autour de Marseille et dans le var. Je ne vais pas décrire mes périodes d'entrainement, mais la période qui se situe 3 semaines avant la compétition.

Curieux, je suis allé sur les différents forum du net et surtout sur Rurina .com Bruno Heubi pour récupérer le maximum de tuyaux et poser des questions, car on est sur d'avoir des réponses de spécialistes.

Question pour moi: a quelle vitesse est ce que je dois courir mon 100 bornes en valant 3h07mn40s sur marathon et 40mn aux 10 Kms.

Réponses, il faut compter entre 2,8 et 3,2 fois son temps sur marathon en fonction de son coefficient d'endurance. Le mien se situe autour de 5,4. Je considère donc que je peux prendre x3 .

Prévisions

 

Le diable

Les derniers jours sont très longs. Je me languis d'en découdre avec moi même sur ce relief que je n'ai vu que sur des profilés papiers. Je n'arrive pas trop à me le représenter au réel.

Le jeudi /9/2006, je prépare mes sacs. Un pour Millau au passage du marathon et un pour Ste Afrique avec des vêtements chauds, des chaussures de remplacement, des gels, la lampe frontale, une casquette et des gants chauds , des pensements, de la crême NOK, de la vaseline , des chaussettes et pareil dans le sac de Millau. Quand on veut se rassurer, on en fait jamais assez. J'ai également mes bas de contension.

Soit deux gros sacs bourrés au max.

Le vendredi 8h, je monte dans ma voiture et direct Millau (4h de route) .Je ne connaissais pas la région. Une pure merveille même si pauvre . Le plateau du Larzac, le belvédère qui domine Millau d'où on apperçoit le viaduc, majestueux qui domine la vallée du Tarn. Le Tarn, bien en eau avec son débit calme. Hélas pour nous, les ptévisions météo sont plustôt alarmantes, surtout pour le samedi.

Je gare ma voitur dans le parc de la victoire. Un petit tour dans Millau pour visiter. Au passage je me fais un resto pour prendre des forces. N'ayant pas d'hotel, j'ai la tente dans le coffre, mais comme la météo prévoit de la pluie et du vent, je décide malheureusement de passer la nuit dans la voiture.

A partir de 16h, le parc commence à s'animer car les dossards sont retirés à partir de cette heure là. 1700 coureurs sur le 100 Kms et environ 300 sur le marathon.

Je commence à rencontrer les suiveurs d'allure du forum de Bruno Heubi et Bruno lui même, toujours aussi accessible et souriant. Je prends les derniers conseils que je glane à gauche ,à droite. Je discute avec un coureur de 83 ans qui cette année ne fera pas le 100, mais fera seulement le marathon. Tout cela se passe dans une ambiance super. Les bénévoles sont très acceuillants et souriants. Avec le dossard on a un très joli maillot technique de couleur bordeau ains qu'une belle affiche sur les 100 Kms de Millau et la liste de tous les inscrite dans le journal de Millau offert gratuitement.

C'est l'heure de la pasta partie. Je prends mon repas vers 20 h, on discute un peu avec les convives et ensuite dodo. Malheureusement, très inconfortable pour dormir, je ne me suis assoupi qu'une demi heure dans la nuit. Debout 5h du matin. Je vais à la douche, aux toilettes. Déjeuner: une portion de pain complet avec du chocolat. Je commence à boire. Il est 6h du mat, je suis prêt mais il reste 4 h à attendre.

Tours dans le parc, connaissances. Tout le monde à les mêmes angoisses. Mes sacs sont au vestiaire. Il n'y a plus qu'à attendre. Je me fais pointer" partant".

: Aux entrainements je suis très relax en courant autour de 11, kmh. Donc ayant plus gros yeux que gros ventre, je décide de tenter ma chance en partant à ce rythme là. Je réduirai le cas échéant ma vitesse après le marathon.: Si je fais les calculs, cela me donne 10,65 Kmh et donc 9h25mn pour 100 Kms. Ayant décidé de le courir dans les plus mauvaises conditions, je le ferai seul sans accompagnateur et donc je m'arrêterai 1mn en moyenne aux 20 ravitaillements, soit 20 à 25 mn de temps en plus. J'en suis à 9 h 45/50 mn. J'ai prévu de me changer si nécessaire à Millau et à Ste Afrique soit entre la récupération des sacs, le changement 15 à 20mn si tout va bien ce qui me donne 10h à 10h10. J'ai prévu quelques passages à la marche dans les grandes côtes où la course est difficile ( 4 Kms où je passerai de 10,65 à 5 kmh) soit 10mn de perte de temps. Donc un total de 10h10mn à 10h20mn.

 

 

Cette partie relativement courte va nous enmener de 9h45 à 1,1 Km après le départ.

A partir de 9h30mn, le speacker annonce aux participants de se faire enregistrer. J'en profite pour un peu déambuler. Le ciel est nuageux avec parfois de beaux rayons de soleil. Il y a un peu de vent, sans plus. Je rencontre une coureuse d'Aubagne avec son mari et leur cariole pour le ravitaillement. Celle-ci ressemble à une poussette d'enfant bachée et elle me raconte que les gendarmes les ont arrêté sur la route pour vérifier si il n'y avait pas d'enfant à l'intérieur ( voyons, on est pas des Belges dans le midi!) . NB: je n'ai rien contre les Belges, ce sont des gens charmants, mais comme les blagues de ce goût là parlent des Belges , je suis la ligne.Je démare mon cardio et mon accéléromètre. Tout est OK. Vers 9h40, tous les participants se rassemblent au bas du parc de la Victoire. Mon ami Franck Redo est là. Il fait relativement beau. Pourvu que ça dure. La fanfare se met devant, commence à jouer et nous voila partis en cortège vers la Rue Jean Jaures où aura lieu le départ. Les passants nous font des petits gestes d'encouragement, les familles suivent le cortège sur le trotoir. Tout cela est bon enfant et hyper sympatique.. Cette foule de 2000 participants s'avance lentement dans les avenues, en marquant quelques arrêts. Nous voilà Avenue Jean Jaures où va être donné le départ. Fausse manoeuvre de ma part, je stoppe mon cardio et impossible de le faire fonctionner ( trop de cardio autour de moi). J'espère qu'une fois le départ donné, il va redémarrer. Je me retrouve à environ 30m de la banderole de départ. Ca y est le coup de départ est donné, (Je suis parti dans ma tête pour 100 bornes, et rien d'autre, sauf blessure grave )mais impossible d'avancer , je reste cloué sur place au moins 20 s avant d'arriver à faire quelques petits pas. Je passe sous la bannière 1mn 12s après. Dur pour courir car beaucoup de marcheurs bloquent les coureurs. Au bout de 1,1 Km, le cardio n'a pas redémaré. Je m'arrête, me mets à l'écart. Ca y est, c'est reparti.

 

Cette partie est le circuit marathon qui va nous enmener de Millau à Millau ( 357m d'altitude) en passant par AGUESSAC vers le 7 eme km (342m) , puis RIVIERE/TARN vers le 12eme km (348m), puis BOYNE vers le 16 eme km (360m), puis LE ROZIER vers le 19eme km (380m), puis PEYRELEAU vers le 20 eme Km (365m) , puis LA CRESSE vers le 29eme (390m), puis PAULHE vers le 34 eme Km (362m), puis MILLAU qui est la fin pour les marathoniens, et le début de la 2eme boucle pour le 100 Kms.

 

Je pars donc tranquilement en essayant de trouver un rythme relax. Chose faite, 11 kmh, mais fréquence cardiaque trop élevé (138p). C'est l'émotion qui me fausse celle-ci et donc , je sais que je ne peux pas compter sur elle pour me règler. Je suis très très facile , je vais courir aux sensations pour passer au marathon sans fatigue excessive. L'ambiance est super, on discute, on plaisante, surtout que sur la route il y a un panneau indiquant la présence d'un radar.Cette partie qui longe le Tarn est magnifique, bien que le soleil ne soit pas avec nous. Légèrement ondulée, mais route en bon état. Nos narines sont souvent débouchées par des odeurs de purin en provenance des fermes que nous croisons. Sur l'autre rive du Tarn, une meute de chiens aboie (SPA). Tout se passe bien, peut être trop bien, car ma vitesse et ma fréquence cardiaque montent et je ne m'en rends même pas compte car je suis hyper facile. Au 10eme km tourné en 55mn30s ma Fc est de 140 et ma vitesse 11,5 kmh. Autour de moi, hommes, femmes, personne ne ralentit.

Tout le monde a du partir pour 9h aux 100 bornes. Enfin, moi c'est mon premier, mais je pense vu mon niveau comparatif que je ne dois pas être trop rapide, surtout que les meneurs d'alure 11 et 10 H partis devant ne sont pas en vue. Un peu avant le 20eme, voilà qu'il commence à pleuvoir un peu. Je zigzague pour éviter les flaques d'eau car je ne veux pas mouiller mes chaussures et mes pieds car j'ai peur ensuite d'avoir des empoules ou plus. Passage au 20 eme en 1h 48mn 15s à la ballade ( Fc152 et vitesse 13 kmh). Je commence à me poser des questions, mais autour de moi, ils souflent tous, alors que je suis hyper relax. Arrêt au ravito tous les 5 kms, sauf le premier où j'avais porté pour boire et des pâtes de fruit. J'en suis déja à 2mn30s d'arrêt depuis le départ. Les meneurs d'allure 11h sont devant moi. OK, je continue. Je dépasse les meneurs 11h, mais lors des ravito où je m'arrête, ceux ci se retrouvent devant moi. Comme en F1, à part qu'on va moins vite. On traverse le pont du Tarn et nous voici sur l'autre rive qui est constituée d'une suite de montagnes Russes avec des dénivelés de plus de 60m par endroit. La pluie maintenant à verse fait rage, avec du vent et même vers le 30eme quelques grêlons. Heureusement que j'ai emporté mon coupe vent en toile de parachute, hyper léger mais d'une efficacité terrible qui m'a évité d'avoir froid, car maintenant on est tous trampés et on n'essaie plus d'éviter les flaques d'eau car par endroit il y a 5 cm d'eau sur la route.

Donc on nage. Aie, Aie, comment mes pieds si fragiles vont ils réagir malgré les soins attentifs que j'ai pris ( crême NOK tous les jours pendant 3 semaines, chaussettes anti ampoules, pensements sur les endroits sensibles, chaussures du 45 au lieu du 43,5 habituels.Pieds tartinés à la NOK avant d'enfiler les chaussettes et de la vaseline largement étalée dans l'entre cuisse, sous les aisselles). 30 eme km en 2h41mn45s, Fc 153, vitesse 12,8 kmh et même pas fatigué. La pluie je n'en ai que faire. Maintenant je joue à qui double l'autre avec Confetti le meneur 10h et Anne cecile. Entre les ravitos je passe et aux ravitos ils passent sans que je ne m'en rende compte, si bien que je les ai toujours devant jusqu'au 40eme Km où évidement nous sommes sous l'eau car sela va durer 80 Kms. 40 eme km en 3h33mn30s Fc =150p et V= 12,5 Kmh. Même pas fatigué. Je pense que c'est un très bon jour, mais enfin, je sais que la deuxième partie ce n'est pas de la tarte. Il est temps de penser stratégie pour Millau: me changer? je vais me remouiller immédiatement et je vais perdre du temps. Pour le moment je me suis déja arrêté aux ravitaillements 5mn30s. Je décide donc de ne pas m'arrêter et de virer vers Ste Afrique après le pointage. Arrivé au parc de la victoire, deux possibiltés en rentrant dans la salle des fêtes: soit à droite et podium d'arrivée pour le marathon, soit à gauche où on pointe et on ressort sur le côté gauche direction le viaduc de Millau. Les coureurs 100Kms ont une bande jaune sur le dossard, les coureurs du marathon une bande foncée. Un coureur du 100 peut s'arrêter au marathon et on le classe sur le marathon.

Beaucoup de dossards jaunes s'arrêtent au marathon (fatigue, froid et pluie). Je suis venu pour faire un 100 kms, je suis hyper bien et donc il n'y a aucune hésitation "Porte de gauche". Temps au marathon:3h46mn30s (- 2mn perdues au départ). 


Je pointe mon passage et ressors immédiatement du gymnase, traverse le parc , Millau avec un faux plat descendant. Tout est OK.

 Vers le 44eme, juste avant le pont qui enjambe le Tarn, suite a un virage à gauche un peu sec, je sens que mes chaussures se touchent intérieurement lors des foulées et les aducteurs me font mal. Qu'arrive-t-il? en rien de temps je passe de l'état de coureur bien dans sa foulée en coureur désarticulé sans avoir fait quoi que ce soit. Mon organisme avait-t-il mémorisé ma plus longue distance le marathon??? et maintenant il crie assez.Je décide donc de marcher un peu pour essayer de tout recaler.Je redémare et cours à 11 kmh jusqu'au ravito de Creissel. L'ambiance est bon enfant parmi les coureurs et les bénévoles. Coca cola, sucres, pâtes de fruit, eau et petits sandwichs charcuterie. Tout cela ingurgité vite fait. Durée de l'arrêt 1mn. je repars autour de 11 kmh, c'est léger faux plat montant, puis petite descente sur 600m et nous voila au pied de la côte du Viaduc longue de 2 kms avec 6,2% d'inclinaison. Le viaduc domine, Majestueux. Quelle belle réussite. Je suis heureux d'être français en voyant cette oeuvre. Bon, pensons à la côte. Les aducteurs me font mal, mais les jambes répondent. Je décide d'alterner marche et course. En début de montée je rencontre le "pirate" qui a mal à la jambe gauche. Il est dans le dur. Deux petits mots et je continue. lui aussi alterne marche/course, mais nous ne sommes pas dans le même timing.

Je monte à 9 kmh sur 1,3 kms sans marcher, mais sur le reste je vais marcher 3 fois pour un total de 1mn30s environ. Je suis sur le sommet,maintenant cela monte nettement moins. Je passe sous le viaduc. Une pensée pour l'ouvrier enseveli dans un pilier et j'attaque la descente vers St George de Luzençon.Je vois mon ami Franch Redo arrêté. Espèrons que tout ira bien. Il me repassera devant lorsque je serai au massage et ne le reverai qu'à l'arrivée. En dehors des aducteurs qui me font souffrir de plus en plus, les jambes sont très bonnes et je descends autour de 13,6 kmh. Passage au 50eme en 4h30mn15s. Je suis à ce moment là sur la base de 9h.Au bas de la descente il y a une longue ligne droite avant ST georges de Luzençon (900m). Arrêt ravito , très copieux. Je repars et d'un coup,mes molets se durcissent. Pas de kiné à ce ravito.

Je m'étire, m'arrête et me masse un peu les molets (arrêt 7mn30s). J'essaie de repartir tranquilement, mais mes molets me font très mal. Je m'arrête, m'étire un peu et marche un moment. On est maintenant sur la partie faux plat montant entre le 52eme et le 60eme, encaissé entre la montagne et la voie ferrée. Peu de coureurs , seuls de beaux escargits du type Bourgogne se baladent en bord de route. Domage que je ne sois pas là pour les ramasser. Les molets me font très mal, les aducteurs sont cassés. Je suis oblogé d'alterner marche à 5/6 à l'heure et course à 11 . Je sais que je serai en plus de 10h car j'ai entendu parler de ce qui m'attend, je doute que mes jambes tiennent un offort trop dense. Parallèlement à cela, je ne sens pratiquement aucune fatigue et mon poul ronronne à 145/150 pulses. Vers le 56 eme, je vois une ambulance avec un coureur assis sur le brancars. J'apprendrai plus tard que c'est un coureur Espagnol qui menait la course et qui a explosé en revenant sur ce faux plat descendant pour lui, mais très dur. Me voilà à St Rome de Cernon. Gros arrêt ravito avec soupe et massage des molets (arrêt 9mn30s). On est au 58 eme km. Je me fixe pour objectif moins de 11h. Comme ça je ne me perturbe pas trop et dans ma tête pour un premier 100 bornes.

ça ne sera pas si mal. Je vais appliquer les conseils des anciens:SE FIXER DES OBJECTIFS COURTS et une fois atteints, se rfixer un autre objectif. NE PENSER QU' AU MOMENT PRESENT. J'attaque la fameuse côte de Tiergue qui est splendide. Il pleut toujours autant . Le vent est fort, mais de dos. Ca aide un peu, mais pour le retour je vais en baver car je l'aurai de face sur 28 kms. côte magnifique que je monte au 3/4 en marchant car mes aducteurs ont rendu l'âme et je n'ai plus de force dansles guiboles. 16mn de marche. En montant, je croise les uns après les autres les premiers qui sont au carton mais paraissent épuisés. Je les encourage. Ils ne répondent pas. Arrive Bruno Heubi, je l'encourage et il me fait un sourire et un signe amical de la main. C'est un vrai gentlemen. Je rejoins Taz qui monte difficilement avec son vélo dans la tourmente.Je lui dis un petit bonjour, je l'encourage. Elle me répond, toujours avec son sourire mais elle n'est pas à la fête. Arrivé sur le plateau avant Tiergues, je me remets à courir à 11kmh. Arrêt ravito ou je prends à la file soupe chaude, coca cola, bière, eau,chocolat,sucre, fromage de chèvre,sandwiches au jambon, tout ça vite vite (2mn15s d'arrêt).

Je ne sais pas ce que mon estomac va dire, mais ça fait un moment que je le martyrise et il risque d'avoir des réactions. Est ce normal de tant se gaver. Disons que ça fait du bien moralement, mis je pense que plus léger ce serait mieux. Je repars. c'est en pente et j'aime ça. Je double, je double je me sens voler. Je suis à plus de 13 kmh. Vers les / de la descente j'ai des débuts de crampe derrière les cuisses. Je m'arrête et m'étire contre un arbre. Je repars. Anne Cécile remonte. On se fait un petit bonjour. Je passe au 70eme en 6h45mn. Je suis encore dans les neuf heures, mais je sais que la partie la plus dure reste à faire et que je vais abandonner beaucoup de temps sur le retour. J'arrive à Ste Afrique, je zigzague entre les voitures pour rejoindre la salle. Un virage à droite sec et mon muscle derrière la cuisse droite se met en boule. Je sautille sur la jambe gauche, m'arrête, me masse le muscle, m'étire un peu. Je repars en marchant, puis je trotine. Ravito, je demande mon sac pour récupérer ma lampe frontale, massage des cuisses, ravito complet (total 12 mn d'arrêt). Je repars doucement.


5eme partie: Ste Afrique- Millau


Lorsque je repars de Ste Afrique, j'ai 7h04mn de temps de course et il me reste environ 29 Kms à parcourir. J'ai très mal aux muscles des jambes, il y a la côte de Tiergues à gravir avec la pluie et un vent de face. Pour mon premier 100 bornes, je ne veux pas terminer fracassé et donc je me donne moins de 11h et décide de monter Tiergues en marchant. Comme cela, je n'ai qu'à gérer et je n'ai aucune pression car j'ai 3h56mn pour parcourir 29 kms soit une moyenne de 7,2Kmh serait suffisante. Je cours sur la partie plate de Ste Afrique. Mes muscles se réveillent malgré le massage. Arrivé à la petite ruelle où débute la partie montée (7%) à cet endroit, je commence la marche sur un rythme de 5,8kmh pendant 1,5 kms, puis j'applique les conseils, je cours à 10kmh jusqu'à un objectif. Si je peux tenir je continue et je choisis un autre objectif. Si je suis fatigué je marche un peu. L'ami TOT revient sur moi et me dépasse, parfois je le rejoins, puis il repart en avant, et ceci pendant toute la côte de Tiergues, le tout bien arrosé. Arrivé au ravitaillement, j'ingurgite encore de la soupe, du thé, de la bière, de l'eau, du sucre, du chocolat, des sanwiches salés et je repars. Mon estomac ne se manifeste pas un instant. Il est vraiement courageux et tient mieux que mes jambes. Arrivé au sommet en 1h04mn, j'attaque la descente. Je retrouve mes jambes, mais le dessous de mes cuisses est à la limite de la crampe et je suis obligé de moduler mes alures en fonction de celles-ci. Je depasse

TOT qui m'encourage . Je suis entre 12 et 14 kmh. Arrêt à St Georges de Cernon au ravitaillement (4mn), mais les départs sont difficiles. Je continue d'alterner course à 11,5kmh et marche à 5,5 kmh.Cette route, coincée entre la montagne et la voie de chemein de fer est très monotone et penche vers la voie de chemin de fer, ce qui fatigue encore plus les jambes. J'arrive à St Georges de Luzençon au ravitaillement où je rencontre des coureurs d'Aubagne. Ravitaillement, discussion, récup sur une chaise ( arrêt total 4mn) . Il y a 9h12mn que je suis parti et il me reste 11 kms à parcourir. Pour faire moins de 11h je peux me permettre de marcher tout le long. Donc, en alternant, aucun problème. Je n'ai plus depuis Ste Afrique l'esprit de faire le meilleur temps possible, mais je fonctionne pour terminer en moins de 11 h sans blessure ou fatigue excessive. Pour la perf, on vera au prochain 100 bornes. Je repars donc à 11 kmh vers la côte du viaduc.Je marche une fois et me voici au pied. Je décide de marcher jusqu'au sommet et j'en profite pour admirer ce splandide paysage. Je croise énormément de marcheurs et je les encourage. Je ne suis plus à ce moment là dans la course, mais je suis en promenade touristique. Des coureurs avec acompagnateur me doublent . 25mn pour parcourir les 2,3 kms de montée. Je suis sur la partie plate. Le vent est très violent et de face. La pluie cingle mon visage. C'est dur, je cours entre 9 et 10 kmh, mais je suis HEUREUX. Je divine

Millau et la vallée du Tarn , avec toutes ses lumières. La nuit commence à tomber. Je sais que je vais bientôt arriver, mais je n'ai en aucun moment douté que je terminerai. Il me reste moins de 7 kms à courir et cela fait 9h49mn que je suis parti. Je sais que je ferai moins de 11h sans forcer. La descente est raide, je descends entre 13 et 14 kmh. Parfois des raffales de vent me stoppent net. Je dois relancer. Arrivé au bas de la côte, je marche dans la petite partie montante. Les panneaux indiquent 96, puis 97. Je trouve ces kms de plus en plus long. J'alterne marche et course, mais plus de marche tout de même. Je traverse la ville en rencontrant des gens qui m'encouragent 98, 99 , je continue, je ne sais plus exactement où je me trouve, et soudain devant moi sur ma droite, la grille du parc de la victoire. Je suis très heureux, je cours, monte le faux plat. Des personnes m'encouragent. J'enlève ma casquette et me voilà dans le gymnase, je franchis l'arrivée, très heureux en 10h 37mn 40s. On me donne mon diplôme. Je sais déja que l'année prochaine je

serai là, et je ferai un chrono. Je récupère mes affaires, vais à la douche. Je prends mon buffet campagnard avec d'autres coureurs. Je ne ressens que des fatigues musculaires, mais aucune fatigue du corps. On discute. Après le repas je vais dans l'allée et assis sur une chaise, j'encourage les arrivants jusqu'à minuit 30. Ensuite je prends ma voiture et quite Millau direction Marseille, que je rejoindrai sous la pluie à 04h20 du matin. Celà fait 2 nuits que je ne dors pas. Je vais me rattraper. A l'instant où je fais ce compte rendu, donc 6 jours après, j'ai pratiquement récupéré musculairement. Physiquement je suis nickel et hier matin je suis allé donner mon sang, car j'avais pris un peu de retard avec Millau. Malades excusez moi. Je pense que ce 100 bornes m'a mis sur un petit nuage pour un bon bout de temps. L'ultrafond,vient de gagner un adepte. Vivement le prochain. Peut être en décembre à Vallauris et certainement aux championats de France.

momoVH3


Par momoquisaccroche
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